Autrefois,
en
Vendée,
on
appelait
"trou
de
maison"
une
petite
masure,
basse
de
plafond,
au sol en terre battue, percée de deux portes étroites et de deux fenêtres exiguës.
Elle comportait le plus souvent une ou deux chambres.
La première servait de cuisine.
On
y
trouvait
un
grand
foyer
dans
lequel
s'ouvrait
un
four,
bâti
dans
l'étable,
et
fermé
par
une plaque de tôle qu'on retirait à l'aide de deux poignées.
Avec six ou sept fagots d'épines, on le portait "au rouge" pour cuire le pain.
Sur
le
sol
bosselé,
des
planches
maintenaient
l'équilibre
de
deux
bancs
qui
encadraient
la
"maie"
(Grand
coffre
rustique
utilisé
pour
la
conservation
de
la
farine
et,
comme
pétrin,
pour la fabrication du pain).
C'est dans celle-ci qu'on préparait la pâte tous les quinze jours.
Au-dessus,
suspendu
aux
poutres,
se
trouvait
le
râtelier,
dans
lequel
on
conservait
les
gros pains ronds.
Le buffet, contenant la vaisselle, occupait un autre coin.
L'autre pièce, "la belle chambre", était l'orgueil de la dame de maison.
On
y
trouvait
une
armoire
robuste,
à
deux
battants,
cirée
chaque
semaine
et
ornée
de
motifs en cuivre étincelants.
Un
petit
meuble
à
une
porte,
un
vaisselier
où
étaient
disposées
quelques
assiettes
fleuries.
A
chaque
coin
de
la
pièce,
un
lit
et
enfin
une
table
rectangulaire,
en
bois
lourd,
et
deux
chaises au centre.
Rien d'autre n'aurait pu y tenir.
Dans l'étable, une place était réservée à la vache.
On
y
retrouvait
aussi
des
fagots,
des
barges
(meule
de
foin
rectangulaire)
de
foin
et
du
pailler.
Au
milieu
du
jardin,
un
puits.
Un
peu
plus
loin,
deux
appentis
(Petit
bâtiment
dont
le
toît
est
constitué
d'une
seule
pente
et
souvent
adossé
à
un
bâtiment
plus
important),
un
pour
les poules, un autre pour les canes.
Devant la porte d'entrée de la maison, la mare d'eau toujours sale, avec des canards.
Un
peu
plus
loin,
une
remise
aux
murs
de
terre
couverts
de
rouches
(Gerbes
de
roseaux
séchés) où l'on travaillait les jours de pluie.